Un nom atypique et comique. Un peu « olé, olé » puisque qu’il est puisé dans le lexique tauromachique.

Quand un toréro a bien toréé, un trophée lui est offert, en souvenir de la bête vaincue : une oreille, deux oreilles ou, récompense ultime, les deux oreilles et la queue…

Dans la Rome antique, les théâtres étaient des arènes. On y offrait au peuple, du spectacle et des jeux. Les acteurs succédaient aux gladiateurs et aux fauves. Et quand la pièce réclamait un sacrifice, on sacrifiait en direct une génisse ou même… une vierge !

Aujourd'hui les jeux n'existent plus mais la tauromachie demeure au coeur de toutes les passions.

C'est résolument du côté du taureau que nous nous situons : lorsqu'un acteur a bien joué, qu'il a bien sué pour gagner son pain et offrir du jeu, il ne doit rester de lui que ... les oreilles et la queue !

L'acteur a cependant ce grand avantage sur le taureau : il peut se relever à l'infini, recoller à loisir ses oreilles de carton pâte ou son nez de clown pour repartir à l'assaut  des foules ...